A la veille de son cut plus que probable, retour sur une saison décevante mais malheureusement prévisible de la part de Michael Turner. Habituel taulier de l’attaque géorgienne depuis son arrivée à l’été 2008, l’ancien Charger a connu plus qu’un contre-coup lors du dernier exercice.
En terme de yards au sol, principalement. The Burner restait ainsi sur trois saisons sur quatre ponctuées par un bilan au-dessus des 1000 yds, la seule année en-dessous de ce pallier s’étant déroulé sur une saison à 11 matches (les 5 derniers ayant été manqués après une blessure contractée face aux Tampa Bay Buccaneers).
Cette année, 800 yards seulement pour le numéro 33 de la franchise, certes beaucoup moins sollicité dans le backfield en 2012 (222 portées, soit moins de 14 par match), mais avec une moyenne de 3,6 yards par course, son plus mauvais bilan statistique depuis son arrivée dans la Ligue en 2004.
Seuls ses 10 TD enregistrés au sol sauvent les apparences, mais ne font pas oublier des positions goal lines désastreuses, situations qui auront longtemps fait la réputation de l’ancienne star de Northern Illinois.
A la réception, l’enthousiasme n’est pas non plus de mise, bien que Turner ne soit pas vraiment connu pour ses aptitudes dans le domaine aérien. Pour preuve, ce total de 128 yards, moins bon que l’année passée (168), le tout avec un nombre de catches plus importants qu’en 2011 (19 contre 17). Légère éclaircie, son premier touchdown à la réception en carrière professionnelle, en quatrième semaine, face aux Carolina Panthers, pour un score de 60 yards.
Au-delà de toutes ces données, Michael Turner aura surtout payé pas mal de paramètres. La nouvelle identité offensive mise en place par Dirk Koetter, beaucoup plus axée sur la passe ; un âge de plus en plus avancé à un poste où la constance au plus haut niveau semble toujours plus éphémère ; une utilisation destructrice de l’ancien coordinateur Mike Mularkey ayant sans doute beaucoup usé son physique au fil des années.
Son poids au sein du salary cap 2013 (près de 9 millions de dollars) aura fini de convaincre Mike Smith et Thomas Dimitroff de ne pas poursuivre l’aventure avec lui.
Il devance pour ce titre de déception de l’année Lawrence Sidbury, deuxième, et Corey Peters, troisième.
Je trouve ça vraiment dommage pour ce joueur…