Comment évoquer les principales légendes de l’histoire d’Atlanta sans s’arrêter quelques minutes sur le plus grand quarterback de la franchise (concernant le Xxe siècle en tout cas).
Il faut dire que lors de son inscription à la draft NFL 1975, l’ancien joueur des California Golden Bears est loin d’être un anonyme. Le grand blondinet a en effet agité le microcosme universitaire, permettant à son programme de se refaire la cerise, après plusieurs années en demi-teinte, et est clairement présenté comme le quart-arrière star de ce repêchage annuel.
Une aubaine donc pour une franchise géorgienne une énième fois décevante moins de dix ans après sa création, et qui doit d’ailleurs composer avec le licenciement de son head coach Norm Van Brocklin, remplacé à l’issue de l’exercice par son coordinateur défensif Marion Campbell.
Le but est simple pour le nouvel homme fort : faire progresser un jeu offensif d’une pauvreté inouie et classé bon dernier de la ligue dans ce secteur. La solution pour suppléer Bob Lee, le QB de l’époque, est donc toute trouvée. Et ne laissera pas vraiment de place aux regrets.
En effet, Bartkowski se distingue d’entrée, réalisant plus de 1 600 yards et 13 TD à la passe pour sa saison rookie, bien aidé il est vrai par la signature d’un jeune free agent intéressant, le receveur Alfred Jenkins. A la fin de l’année 75, le numéro 10 des Falcons est élu rookie of the Year.
Si sa deuxième saison est perturbée par une blessure assez rapide, Bartkowski sait revenir en force par la suite, et permet à sa franchise d’accrocher une fiche égale en 1977 (7-7) avant d’obtenir un bilan positif en 1978 (9-7), le tout sous les ordres d’un nouvel entraineur en chef, Leeman Bennett.
Le point d’orgue de l’importante dimension prise par Bart’ a lieu en 1980, une année où les Falcons font figure de grandissime favori à l’orée des playoffs, mais où ces derniers finiront par s’écrouler dans les dernières minutes face aux Dallas Cowboys, en demi-finales de conférence, après avoir pourtant mené pendant la quasi-totalité du match. Le natif de l’Iowa se paye même le luxe d’enchainer deux saisons à au moins 30 touchdowns à la passe, en 1980 et 1981.
D’un point de vue général, Bartkowski n’a pas que des qualités, son style aérien hyper agressif lui occasionnant notamment un paquet d’interceptions, mais jusqu’en 1979 et l’arrivée de William Andrews dans le backfield, il est la principale valeur sûre d’une attaque inhabituellement spectaculaire lors d ses quinze premières années d’existence. Il conduira d’ailleurs une nouvelle fois les Falcons en playoffs 1982, pour un revers dès le premier tour sur le terrain des Minnesota Vikings.
Dès 1983, la physionomie n’est plus la même chez les Faucons. A l’instar de son impressionnant coéquipier Gerald Riggs, Bartkowski semble de plus en plus condamné à l’exploit, la défense géorgienne devenant une véritable passoire sitôt les départs de Leeman Bennett et de Jerry Glanville (son coordinateur) effectifs.
Le quart-arrière terminera son aventure à Atlanta en 1985, fort de deux sélections au Pro Bowl, de moultes records à la passe, et d’une introduction au Ring of Honor de la franchise. Sans oublier le retrait effectif de son numéro de maillot, le numéro 10.